Version française en dessous.

After many attempts to communicate in every possible fashion, I finally managed to talk on the phone with our Palestinian colleague, Yousef Atwa. Yousef is the producer who has been leading the project in Gaza all these weeks.

Everyone’s concern is above all to find some shelter from the « collateral damages » of the air strikes, he explained to me : when you live in Gaza City, the odds are that some way or another you live close to a police center, administrative offices, military premises, government centers, cultural institutions that are headed or influenced by the current power, etc. And in that case, you might get hit, even if you are not the primary target. Therefore, our production team in Gaza is disbanded at the moment: all the members of the team have been trying to find shelter together with their dear ones, in other places, such as the countryside, with friends or relatives.

Moreover, communication lines are broken because of the electricity cuts that are more severe than ever. And on the top of that, people don’t move around the city so as to avoid being hit by unpredictable air force attacks.

From all this it was easy to understand that  getting into contact with our characters is proving to be very difficult.
« Let’s hope things will be better in a few days », Yousef said at the end of our conversation. What I understood from my talk with Yousef is that so far none of our crew members nor our characters have been hurt by the strikes. I also understood that in the immediate future, going on with our stories is practically impossible. We will keep you posted as things evolve.

Serge Gordey
Executive producer


Des nouvelles de notre équipe de Gaza


Après de multiples tentatives pour entrer en contact, j’ai finalement réussi à avoir une conversation téléphonique avec notre collègue palestinien Yousef Atwa. Yousef est le producteur qui a assuré la direction du projet à Gaza tout au long de ces dernières semaines.

La préoccupation première de tous est de s’abriter des « dommages collatéraux » des frappes aériennes, m’a-t-il expliqué. : quand on vit  dans la ville de Gaza, il y a de fortes chances que l’on habite à côté d’un commissariat de police, d’une administration, d’installations militaires, de locaux gouvernementaux, d’institutions culturelles dirigées ou influencées par le régime en place. En ce cas, on risque fort d’essuyer les conséquences d’un bombardement qui s’était donné d’autres cibles. Résultat : notre équipe se trouve dispersée : tous nos camarades ont cherché à s’abriter ainsi que leurs familles en d’autres lieux, par exemple à la campagne, chez des amis ou des parents.

De plus, les systèmes de communication ne fonctionnent plus, du fait des coupures d’électricité qui sont plus éprouvantes que jamais. Ce n’est pas tout : on ne se déplace guère en ville, pour éviter de se retrouver victime d’un bombardement. On comprend dès lors que reprendre contact avec nos personnages s’avère une tâche très ardue.

« Espérons que les choses vont s’améliorer dans les jours prochains », a dit Yousef à la fin de notre conversation. J’ai compris de ma discussion avec lui que pour le moment aucun de nos techniciens ni aucune de nos personnages n’ont été touchés par les frappes. J’ai compris aussi que dans le futur immédiat, la continuation des vidéos est pratiquement impossible. Nous vous tiendrons en tous cas au courant de l’évolution de la situation.

Serge Gordey
Producteur délégué